Animer un réseau local : les lombricafés et la plateforme des donneurs de vers

18/05/2021 | Actions/Évènements Lombricompostage
https://aura.reseaucompost.fr/storage/uploadfile/rcc_lombricafe-603.pngSur la région grenobloise, des « lombricafés » ont lieu tous les mois et assurent le suivi pour les personnes qui se forment et s’équipent d’un lombricomposteur.

C’est un lieu d’échange de pratiques, de conseils et de convivialité qui permet aux anciens et aux nouveaux de se retrouver. Cela permet d’accompagner ceux qui rencontrent des difficultés à démarrer. C’est aussi un lieu de troc en direct de vers, de lombrithé ou de compost. C’est parfois encore l’occasion de se retrouver dans les jardins partagés et de faire le lien avec le réseau des jardiniers.

En tant qu’animateurs de ces rendez-vous, nous prenons plaisir à récolter les échecs et les réussites, et aussi toutes les petites trouvailles des uns et des autres. Cela nous a donné à voir que même s’il y a des préconisations essentielles à suivre, il peut y avoir des aménagements et ajustements à tester, en fonction de sa capacité à être à l’aise avec la pratique du lombricompostage, et en fonction de son mode de vie. Cela a tout d’abord concerné les interdits souvent mentionnés sur des aliments tels que les agrumes, les épluchures de pomme de terre ou de poireau. Plusieurs personnes nous ont rapporté en mettre au lombricomposteur en quantité raisonnable, sans que cela ne déséquilibre le milieu. Nous avons tout autant de retours de vrais déséquilibres, par exemple après un apport en grande quantité de choux. Mélange et diversité restent une base.
La question du lieu d’installation du lombricomposteur revient souvent comme sujet de préoccupation. Nous avons des témoignages de personnes qui testent avec succès sur le balcon sur des configuration suivantes : orientation Est, abrité du vent, à l’ombre... L’une des descriptions le plus idéal proposée par un grenoblois : « dans la cuisine, sous une étagère, derrière un rideau, pour limiter les moucherons ! »
La matière sèche en lombricompostage, c’est bien sûr le carton. Quelqu’un nous a mentionné la pertinence d’une matière telle que les granulés de litière (propre) qu’il utilise pour son lapin.
Certains adeptes du lombricompost continuent, même une fois la collecte de ramassage mise en place par la collectivité, celle-ci leur servant uniquement de complément pour les déchets non adaptés en lombricompostage tels que la viande.
Et enfin, sur la fameuse question des moucherons, voici deux récits amusants : l’utilisation de l’aspirateur en surface du lombricomposteur, et l’installation de plantes carnivores à proximité.

réunion


Nous constatons que ces rendez-vous réguliers soutiennent le développement de la pratique du lombricompostage. C’est également une manière d’avoir des retours d’expériences et de suivre les évolutions. L’animation de ce réseau local s’est également rendue possible par le lien fait lors de chaque lombricafé avec la plateforme des donneurs de vers (lombri-compost.fr). C’est ainsi que nous orientons ceux qui cherchent des vers et que nous proposons régulièrement aux anciens de s’inscrire comme donneur de vers. Nous proposons enfin aux personnes qui arrêtent (déménagement, collecte…) de poster une annonce sur le site, le matériel pouvant ainsi toujours être actif.

Plan


Lénaïg Grard, Brin d’grelinette